Partie 2. Les décisions de l’entreprise 

Thème 5. Qu’est-ce qu’une entreprise ?

Cours de principes fondamentaux de l'économie et de la gestion (Coaching,STMG, BTS, DUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com et http://mobile.superprofesseur.com  © Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

Plan  du cours

*   I. Qu’est-ce qu’une entreprise ?

*   II. Les parties prenantes de l’entreprise

*   III. L’organisation de l’entreprise

 

I. Qu’est-ce qu’une entreprise ?

Il est difficile d’enfermer le mot « entreprise » dans une définition unique. L’entreprise est en effet une entité complexe dont le rôle est autant économique que social. C’est une entité juridique qui regroupe des moyens humains, matériels et financiers pour produire des biens ou des services à des clients dans le but de faire un profit.

A. Le rôle économique de l’entreprise

La fonction économique principale de l’entreprise est la production de biens et services. Elle contribue ainsi à la création de richesse.

B. L’objectif de l’entreprise

La création d’entreprise est une initiative d’un entrepreneur, c’est-à-dire une personne qui prend le risque de réunir des capitaux et des hommes pour concrétiser une idée par la création d’une entreprise qui produira un bien ou un service.

Les entreprises ont un but lucratif, c’est-à-dire qu’elles ont pour objectif de dégager des bénéfices pour assurer leur pérennité.

C. La diversité des entreprises

La diversité des entreprises a conduit à plusieurs classifications selon différents critères.

1. La classification des entreprises selon leur domaine d’activité

On regroupe les entreprises en trois secteurs d’activité :

*   le secteur primaireregroupe l’ensemble des activités de transformation des produits issus de la nature (agriculture, pêche, sylviculture et extraction minière) ;

*   le secteur secondairerassemble l’ensemble des activités correspondant à la transformation des matières premières en biens productifs ou en biens de consommation. Il s’agit globalement du secteur industriel ;

*   le secteur tertiaire regroupe les activités produisant des services (commerces, banques, assurances, etc.).

2. La classification des entreprises selon leur taille

La taille d’une entreprise se mesure principalement par son effectif et son chiffre d’affaires.

*   Le critère de l’effectif permet de classer les entreprises selon l’importance du personnel. L’INSEE  ('Institut national de la statistique et des études économiques) distingue les micro-entreprises ou TPE (très petites entreprises) qui regroupent moins de 10 salariés, les petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 250 salariés, et les grandes entreprises de plus de 250 salariés.

*   Le critère du chiffre d’affaires permet de classer les entreprises selon le montant des ventes réalisées.

II. Les parties prenantes de l’entreprise

L’entreprise doit être envisagée non pas de manière autonome, mais comme une entité dépendante de son environnement et agissant sur lui. La notion de partie prenante désigne tout acteur interne ou externe à une entreprise qui peut affecter ses décisions ou être affecté par elles.

A. Les parties prenantes internes

Il existe trois types de parties prenantes internes :

*   les salariés fournissent la main-d’œuvre nécessaire pour la production. Par leur travail, leurs compétences et leur implication, ils contribuent à l’activité et au bon fonctionnement de l’entreprise. Ils attendent donc de l’entreprise qu’elle leur offre une rémunération adaptée, des perspectives de carrière, un travail et des conditions de travail intéressants ;

*   les actionnaires fournissent les ressources financières nécessaires (capitaux) pour financer l’activité, les investissements, etc. Ils attendent de l’entreprise qu’elle leur verse des dividendes à la hauteur de leurs attentes ;

*   les dirigeants sont chargés de prendre les grandes décisions concernant l’entreprise (lancement d’un nouveau modèle, alliance avec un concurrent, changement d’image de marque, etc.) et de manager les individus qui y travaillent.

B. Les parties prenantes externes

L’entreprise est en relation directe ou indirecte avec des acteurs économiques qui lui sont extérieurs, puisqu’ils se situent dans son environnement. On peut citer :

*   les clients, dont les attentes concernent en particulier le prix, la qualité, la sécurité des biens et services, les délais ;

*   les fournisseurs, avec leurs objectifs, notamment en termes de prix, de volume de ventes et de solvabilité de l’entreprise ;

*   Les concurrents qui souhaitent gagner des parts de marché et constituent une menace ;

*   les banques, qui assurent le financement de l’activité de l’entreprise et attendent d’elle le remboursement des sommes empruntées ainsi que le paiement d’intérêts ;

*   l’État et les collectivités locales, qui attendent de l’entreprise le paiement des impôts, taxes et cotisations sociales, mais aussi qu’elle mène des actions en termes d’emploi ;

*   les associations, dont les attentes sont diverses : défense des intérêts des consommateurs, respect des critères environnementaux et sociaux, etc.

Il ressort de cette diversité des parties prenantes que leurs intérêts, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise, sont souvent contradictoires.

C. Les interactions entre l’entreprise et ses parties prenantes

Les parties prenantes ont une influence sur l’activité et les décisions des entreprises. Par exemple, les constructeurs automobiles doivent s’adapter à l’évolution des attentes des consommateurs vers des produits moins polluants ainsi qu’à la réglementation émanant de l’Etat concernant les normes écologiques .L’entreprise doit donc prendre en compte les contraintes et les opportunités qui émanent des décisions de ses parties prenantes.

De même, par leurs décisions, les entreprises ont une influence sur leurs parties prenantes.

Cet impact peut être positif. Ainsi, l’entreprise qui innove modifie les habitudes de consommation des ménages en leur proposant de nouveaux produits. L’amélioration des conditions de travail améliore la qualité de vie des salariés.

Mais l’action de l’entreprise sur son environnement peut également être négative,notamment sur l’environnement écologique (production polluante) ou social (fermeture d’entreprise entraînant des licenciements).

III. L’organisation de l’entreprise

A. L’organigramme et les différentes fonctions

Tout groupement de personnes a besoin de s’organiser pour travailler efficacement. L’entreprise structure ainsi ses activités en réalisant son  organigramme qui est une représentation schématique de la structure d’une entreprise autour de ses différentes fonctions et des relations hiérarchiques qu’elles entretiennent entre elles.

Il permet de mieux cerner les tâches, de faciliter le travail de chaque acteur et de préciser le type de relation entre chaque service.

 

B. L’articulation des fonctions par la circulation de l’information

Pour fonctionner efficacement, les entreprises doivent organiser la communication entre les différentes fonctions. En effet, l’information est au cœur de la prise de décision de tout salarié car chacun d’eux doit pouvoir disposer au moment voulu de l’information qui lui permettra d’effectuer les tâches qui lui incombent. Les entreprises doivent mettre en place un système d’information (SI), c’est-à-dire un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui permet de regrouper, de classifier, de traiter et de diffuser de l’information en fonction des besoins des utilisateurs et sur différents canaux.

 

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