Thème 4. Évaluation et performance

Question de gestion 9. Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ?

Chapitre 9.1. Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ? 

Cours de Sciences de gestion (STMG, BTS, DUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com et l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com  © Ronald Tintin,Ronning Against Cancer

 

Plan  du cours

*   I. L’amélioration de la performance par les décisions de gestion

*   II. La fixation du prix de vente à partir du coût

*   III. L’intégration de la qualité dans les coûts

*   IV. La simulation pour décider

 

Les dirigeants prennent une multitude de décisions pour piloter leur organisation. Parmi celles-ci, certaines décisions sont orientées vers l’amélioration de la performance.

I. L’amélioration de la performance par les décisions de gestion

Décider revient à sélectionner une action parmi un ensemble d’actions possibles. Plusieurs axes sont envisageables pour améliorer la performance de l’organisation.

A. Réduire les coûts

Un coût est une somme de charges.

Une charge correspond à une consommation de ressources par l’organisation pour réaliser son activité : achats de matières premières, de fournitures, assurance, salaires, loyer, transports…

L’objectif de toute organisation est de maîtriser les coûts générés par son activité, d’éviter les gaspillages de façon à préserver la rentabilité de l’organisation. En effet, une réduction des coûts entraîne, mécaniquement, une augmentation du résultat. Ce dernier permet d’améliorer la performance financière de l’organisation.

B. Agir sur les prix

Le prix représente le montant encaissé par le vendeur en contrepartie du bien ou du service vendu. L’organisation doit fixer au mieux son prix de vente pour maximiser son chiffre d’affaires et donc son résultat. Au final, par son action sur le prix de vente, elle consolide ou fragilise sa performance financière et sa performance commerciale.

C. Agir sur la qualité

La qualité est un ensemble de principes, de méthodes et d’outils qui permettent d’améliorer la satisfaction du client ou de l’usager en lui proposant un produit conforme à ses besoins.

La qualité permet également de renforcer la performance financière de l’organisation, car elle impose une chasse aux dysfonctionnements qui génèrent des coûts supplémentaires (réparations, rebuts…).

Enfin, elle contribue à améliorer la performance sociale de l’organisation, car elle repose sur une mobilisation importante du personnel, qui doit se montrer responsable, compétent et motivé.

La mauvaise qualité est nuisible à l’image de marque de l’organisation.

Agir sur la qualité permet donc d’améliorer la performance globale de l’organisation et renforce sa compétitivité vis-à-vis de la concurrence.

II. La fixation du prix de vente à partir du coût

Le prix de vente constitue un enjeu fondamental pour les dirigeants, qui doivent le fixer au mieux selon l’objectif recherché. Pour faire le bon choix, la connaissance des coûts est déterminante.

A. L’utilisation du coût de revient

Le coût de revient est constitué de l’ensemble des charges supportées (achats des matières premières, consommation de services, salaires, taxes, énergie…) pour produire le produit ou le service. Une fois ce coût de revient connu, le prix de vente peut être déterminé en fonction de la marge (différence entre un prix et un coût) souhaitée.

Prix de vente = Coût de revient + Marge

 

Exemple. Une entreprise souhaite obtenir une marge de 50 € par produit vendu. Si le coût de revient unitaire est de 220 €, alors le prix de vente doit être fixé à 270 € (220 + 50).

B. L’utilisation du coût cible

Le prix de vente est souvent imposé par le marché. Dès lors, l’organisation doit être capable de maîtriser ses coûts pour maintenir le niveau de marge souhaité.

Coût cible = Prix de vente - Marge

 

La méthode du coût cible est un moyen de pilotage de la performance, car l’organisation doit trouver des solutions pour que son coût de revient se limite au coût cible.

Exemple. Si le prix de vente ne doit pas dépasser 250 € pour rester compétitif et que l’entreprise veut maintenir sa marge unitaire à 50 €, alors le coût cible sera de 200 € (250 – 50). Le coût de revient actuel étant de 220 €, l’entreprise devra rechercher des solutions pour économiser 20 € par produit fabriqué.

III. L’intégration de la qualité dans les coûts

En agissant sur la qualité, les dirigeants influencent inévitablement le niveau des coûts supportés par l’organisation. Le prix de vente proposé intègre également le niveau de qualité retenu.

A. La relation entre la qualité et le coût

La volonté d’accentuer la qualité génère nécessairement des dépenses supplémentaires. La qualité a un coût, car les matières premières sont plus onéreuses, la compétence du personnel est entretenue par la mise en place de formations régulières et coûteuses…

Exemple. Dans une démarche qualité, le choix des fournisseurs ne porte pas exclusivement sur le prix des matières premières, mais aussi sur leur sérieux et sur les propriétés des produits proposés.

L’amélioration de la qualité réduit les risques de dysfonctionnement et permet de supprimer des coûts inutiles générés par la non-qualité (activité du service après-vente, gaspillages, perte de temps…).

Exemples. La diminution des défauts allégera le travail du SAV, la minoration des erreurs permettra d’éviter les rebuts (produits non conformes) source de gaspillages pour l’organisation.

B. La relation entre la qualité et le prix

Le coût supplémentaire engendré par la mise en place de la démarche qualité se traduit naturellement dans le prix de vente du produit ou du service. En outre, ce prix de vente véhicule en lui-même un certain niveau d’informations sur la qualité. Ainsi, un article bon marché est souvent assimilé à une qualité médiocre, et inversement.

IV. La simulation pour décider

La décision implique un choix. C’est un acte rationnel qui s’oppose à un choix aléatoire, lié au hasard. La formulation d’hypothèses peut aider la prise de décision.

A. La simulation

La volonté d’accentuer la qualité génère nécessairement des dépenses. Après avoir représenté le processus étudié et identifié les variables mises en jeu, il est possible de tester plusieurs hypothèses. Il s’agit alors de réaliser des simulations pour chacune d’elles, de façon à déterminer la meilleure solution pour un problème donné.

Exemple. À partir d’un bulletin de paie type, le dirigeant pourra apprécier instantanément le coût d’une augmentation de salaire en simulant plusieurs hypothèses d’augmentation : 5 %, 10 %…

B. Le recours à l’outil informatique

L’outil informatique, en particulier le tableur, est tout à fait adapté car il permet de visualiser très rapidement les effets des différents choix. Des fonctionnalités telles que la valeur cible et la gestion des scénarios permettent d’intégrer facilement les changements de variables et de mesurer les impacts des hypothèses envisagées.

 

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