Thème 2. Analyser la situation de l’entreprise 

Question de gestion 6. Comment synthétiser fidèlement l’image de l’entreprise ? 

Chapitre 11. La dépréciation des actifs

Cours de Gestion et Finance (STMG, BTS, DUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com et l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com © Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

 

Plan  du cours

*   I. Les actifs, non amortissables, peuvent se déprécier…

*   II. Le traitement comptable des dépréciations

 

I. Les actifs, non amortissables, peuvent se déprécier…

A. Amortissement ou dépréciation ?

1. Amortissement : définition

La plupart des immobilisations sont des biens amortissables (les constructions, les machines, les véhicules, le mobilier…) qui perdent de leur valeur du fait de leur usage. Cette perte de valeur est certaine et irréversible. Il s’agit d’un amortissement.

2. Dépréciation : définition

Les biens non amortissables (terrains, stocks, créances…) peuvent perdre de leur valeur, mais pour des motifs différents de ceux de l’usage du bien. La valeur des terrains dépend du marché de l’immobilier, les stocks peuvent se déprécier s’ils ne sont plus demandés par la clientèle, la valeur des créances dépend de la capacité des clients à rembourser leurs dettes… Dans ces cas, on parle de « dépréciation ».

*   La dépréciation ne correspond pas à une perte de valeur,mais à un risque de perte. Elle n’est ni certaine ni irréversible. Les biens peuvent reprendre de la valeur si le risque n’a plus lieu d’être. C’est pourquoi la dépréciation des actifs doit faire l’objet d’un suivi rigoureux.

B. Un actif déprécié peut faire l’objet d’un suivi pendant plusieurs années

La constatation d’une dépréciation apparaît dans les documents de synthèse. Même s’il n’y a pas de perte avérée, mais seulement un risque, ce dernier est enregistré dans les comptes, en vertu du principe de prudence comptable.

Cet enregistrement (dotation aux dépréciations) constate une charge (68..) qui affecte le résultat comptable à la baisse et entraîne une réduction de la VNC du bien au bilan.


L’année suivante, le comptable devra procéder à une nouvelle estimation du bien déprécié :

*   si la dépréciation est maintenue, il n’a pas d’écriture comptable à passer ;

*   si la dépréciation s’accentue, il devra passer une dotation complémentaire pour la perte de valeur de l’année ;

*   si la situation s’améliore, il pourra annuler tout ou partie de la dépréciation initiale. Il enregistrera dans ce cas une reprise sur dépréciation (78..).

Pour faciliter le travail, le comptable élabore généralement un tableau de suivi des dépréciations.

II. Le traitement comptable des dépréciations

A. Les dépréciations des immobilisations non amortissables

Il s’agit bien souvent de la dépréciation des terrains.

Écriture de dotation

Écriture de reprise

6816 Dotations aux dépréciations

2911 Dépréciations des terrains

 

2911 Dépréciations des terrains

 

7816 Reprises sur dépréciations





Comme les comptes 28… (amortissements), les comptes 29… (dépréciations) apparaissent dans la colonne centrale du bilan.

B. Les dépréciations de stocks

L’enregistrement des dépréciations de stocks présente une particularité : il n’y a pas de suivi d’une année sur l’autre. Les dépréciations de l’année précédente sont systématiquement reprises, pour leur intégralité.

Si besoin, le comptable enregistrera une dotation aux dépréciations pour les stocks de l’année, indépendamment des années précédentes.

Écriture de dotation

Écriture de reprise

68173 Dotations aux dépréciations des stocks

39… Dépréciations des stocks

 

39… Dépréciations des stocks

 

78173 Reprises sur dépréciations





C. Les dépréciations des créances clients

Le suivi des dépréciations des créances clients nécessite une certaine rigueur.

Une créance perd de la valeur si l’on craint que le client ne puisse pas l’honorer. Cette créance devient douteuse. Le premier travail du comptable consiste à transférer cette créance dans un compte de créances douteuses, afin de l’isoler et d’en faciliter le suivi.

Il faut noter par ailleurs, que l’entreprise ne risque de perdre que la valeur HT de la créance. En effet, l’État rembourse la TVA transférée initialement par l’entreprise et finalement non payée par le client. Ainsi, le calcul de la dépréciation doit toujours porter sur la valeur HT de la créance.
Chaque année, le comptable est amené à corriger, à la hausse ou à la baisse, la dépréciation de la créance en fonction des éventuels acomptes versés par le client

Écriture de dotation

Écriture de reprise

68174 Dotations aux dépréciations des créances

491 Dépréciations des créances

 

491 Dépréciations des créances

 

78174 Reprises sur dépréciations





Enfin, s’il s’avère que le client ne paiera pas tout ou partie de sa créance, la perte devient irrécouvrable. Dans ce cas, il n’y a plus un risque de perte, mais une perte avérée. Le comptable doit donc solder tous les comptes de dépréciations liés à cette créance (puisqu’ils n’ont plus lieu d’être) et enregistrer une perte sur créances irrécouvrables.


La perte sur créances irrécouvrables est une charge qui affecte le résultat comptable à la baisse, mais dans le même temps, les reprises sur dépréciations atténuent cette baisse du résultat.

Les annexes comptables jointes aux documents de synthèse montrent chaque année le détail des dotations et des reprises de l’exercice comptable.

 

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